Le marché poursuit sa croissance en juillet

10/09/2021

Le mois de juillet en bref …
 
Evolution du marché juillet 2021/ juin 2020 + 6,7 %
juillet 2021/ juin 2019 +23,5 %
Evolution du cumul à fin juillet 2021/2020 + 22,3 %
juillet 2021/2019 + 8,0 %

Evolution du marché meuble domestique

Schéma similaire en juillet par rapport au mois de juin. Malgré la forte croissance enregistrée en 2020 (+14,8%), le mois progresse encore, même si plus faiblement, et voit ses ventes en valeur augmenter de 6,7% Cette année encore le mois de juillet aura pu bénéficier de la période de début des soldes qui ont démarré le 30 juin mais aussi d’un samedi en plus qui aura pesé dans la balance. Si les premiers mois de l’année reflétaient une tendance globale à la croissance quelles que soient les enseignes, la situation est plus contrastée depuis quelques semaines. Sur le mois, les ventes de cuisine et des spécialistes cuisine marquent le pas avec une croissance plus faible comparée à d’autres segments du meuble comme la literie par exemple qui reprend des couleurs en juillet alors que le rembourré continue pour sa part à progresser à un rythme soutenu. Du point de vue des enseignes, les spécialistes literie parviennent à se distinguer tout comme les spécialistes salon.

Evolution valeur en cumul 7 mois

Au niveau de la croissance cumulée sur sept mois, les résultats sont également au beau fixe. Si la croissance par rapport à 2020 ralentit faiblement pour se maintenir tout de même à +22,3%, le gain d’activité par rapport à 2019 continue pour sa part à se développer. Le marché accentue son avance sur la dernière année d’activité hors crise sanitaire avec une progression des ventes de 23,5% en juillet par rapport à 2019 et une croissance de 8,0% sur le cumul des sept premiers mois, soit un gain d’un peu plus de 600 millions d’euros sur la période.

Evolution (valeur) du marché domestique m / m–12


UN RECUL LIMITÉ EN 2020

En 2020, les ventes de meubles reculent de 4,8 %, soit un déficit de près de 650 millions d’euros. Si en valeur absolue le résultat reste négatif, il n’en constitue pas moins un score plus qu’honorable au vu du contexte sanitaire, social et économique atypique de l’année. À fin avril, le marché affichait sur les quatre premiers mois de l’année un recul d’activité de plus de 30 %. Une grosse partie du déficit engendré sur la première période de confinement de la mi-mars à la mi-mai a donc été rattrapée sur les mois suivants.

Si les résultats sont en recul suite aux trois mois de fermeture des points de vente, auxquels s’ajoute une certaine appréhension de la part de certains consommateurs de retourner régulièrement en magasin, plusieurs éléments positifs se dégagent néanmoins de cette année 2020 et sont de bon augure pour les mois à venir — à condition toutefois que la valse des fermetures ne continue pas tout au long de l’exercice 2021, le leader du marché ayant déjà dû fermer la quasi-totalité de ses magasins au cours des premières semaines de l’année.
Si une certaine appréhension s’est fait sentir au moment de la réouverture des points de vente à la mi-mai concernant la présence du consommateur, celle-ci s’est vite dissipée. La crainte était légitime que ce dernier se mette dans une position attentiste dans un premier temps, attendant de voir si la situation allait rapidement s’améliorer. Au final, c’est à une fréquentation soutenue que les acteurs de la distribution
ont dû faire face, le consommateur répondant à l’appel dès la réouverture des points de vente. L’effet rattrapage de deux mois de non-consommation a joué à plein dans un premier temps, et les enseignes ont dû faire face à de nombreuses commandes alors que les stocks peinaient parfois à suivre.
Après ces premières semaines, la croissance sur le marché est restée forte sur les mois suivants ainsi qu’en décembre, le mois de novembre ayant à nouveau été marqué par de nouvelles fermetures. Les deux mois de confinement au printemps ont en effet remis le logement au centre des préoccupations des Français. Ces derniers sont restés bloqués chez eux durant de longues semaines, et un logement qui leur semblait adapté pour une présence occasionnelle le soir et les week-ends s’est pour bon nombre d’entre eux révélé plus déceptif sur le long terme. Le confinement aura ainsi été un véritable révélateur quant à la réalité de leur logement et aura impulsé de nombreux projets de réaménagement, d’achat de meubles et de décoration pour améliorer son intérieur, le rendre plus confortable ou le remettre tout simplement au goût du jour. Les arbitrages des ménages se sont donc faits en faveur de l’habitat au cours du deuxième semestre, comme le montrent les résultats flatteurs du bricolage (+4,8 % en 2020 selon la Banque de France), qui parvient à terminer l’année en croissance, ou de l’électroménager, qui enregistre également des progressions de chiffre d’affaires à la fois du côté du gros et du petit électroménager (respectivement
+1 % et +11 % selon le Gifam).
Autre élément intéressant et potentiellement porteur pour les semaines à venir, l’envie d’améliorer son logement se traduit par une volonté des consommateurs de monter en gamme concernant leurs achats de mobilier. Les progressions soutenues et supérieures à la moyenne du marché des magasins spécialistes — tant au niveau de la cuisine, de la literie que du salon — ainsi que des enseignes de l’ameublement
milieu – haut de gamme entre mai et novembre illustrent cette tendance. Les consommateurs sont à la recherche de produits plus qualitatifs en cas de nouveau confinement éventuel. Ils sont ainsi prêts pour bon nombre d’entre eux à mieux s’équiper et à y mettre le prix, ce qui devrait permettre de recréer de la valeur sur le marché dans les semaines à venir.

Un marché dynamique entre les deux confinements

L’économie française aura connu une situation inédite en 2020 avec la mise à l’arrêt de son industrie, de ses commerces et de bon nombre de ses activités de service pendant deux mois, de la mi-mars à la mi-mai, avant de nouvelles fermetures en novembre. La fermeture des commerces dits « non essentiels », dont font partie les magasins de meubles, aura pesé sur l’activité du secteur même si le résultat affiché en fin d’année s’avère meilleur que ce que l’on pouvait redouter.
Après un début d’année correct avec une croissance cumulée sur les deux premiers mois juste au-dessus des 2 %, la fermeture des points de vente à la mi-mars a mis un coup d’arrêt à la bonne dynamique du marché du meuble. Avec des reculs d’activité encore jamais vus de plus de 50 % en mars et de 85 % en avril, le marché avait perdu un tiers de sa valeur sur les quatre premiers mois, et les retours venant d’autres pays où les magasins de meuble avaient déjà rouvert leurs portes faisaient état d’une fréquentation plutôt morose, faisant craindre le pire pour la suite de l’exercice.
Toutefois en France, l’effet de rattrapage de longues semaines de fermeture aura été immédiat et n’aura pas été qu’un feu de paille. Il aura lancé ainsi le marché sur une bonne dynamique pour les mois suivants, enchaînant les croissances à deux chiffres jusqu’à la fin octobre, ramenant ainsi le recul d’activité à –5 % sur dix mois et laissant ainsi espérer que le marché pourrait finir étal sur l’exercice.
Les nouvelles fermetures du mois de novembre ont malheureusement interrompu cette bonne tendance. À fin octobre, l’IPEA estimait le recul d’activité du marché sur l’ensemble de l’année à –10 %, en se basant pour novembre sur l’expérience d’une activité extrêmement réduite du mois d’avril et d’un mois de décembre généralement peu propice à la consommation de meubles et plutôt centré sur la préparation et les cadeaux des fêtes de Noël et de fin d’année. Contre toute attente, grâce à des acteurs du marché qui auront su tirer avantage de leur expérience du premier confinement en mettant en place des solutions alternatives beaucoup plus rapidement pour permettre au consommateur d’effectuer ses achats et à l’ouverture maintenue des grandes surfaces de bricolage, la chute d’activité en novembre (–41,1 %) aura été moitié moindre que celle d’avril (–85,0 %). De surcroît, la bonne dynamique du marché aura repris dès décembre, les ménages n’attendant pas que les fêtes se passent avant de revenir en magasin, le marché enregistrant une croissance inattendue sur le dernier mois de l’année de plus de 40 %, permettant ainsi au marché de repasser au-dessus des 5 % de déficit.

Structure de la distribution en 2019

Traitements et estimations IPEA - Sources : IPEA, Éco-mobilier, Insee.
Part de marché CA 2019
(Mds € TTC)
Évolution 2019/2018
Meubles meublant 34.2 % 4.59 3.49 %
Meubles de cuisine 27 % 3.61 6.2 %
Canapés, fauteuils et banquettes 17.5 % 2.34 2.9 %
Literie 13.3 % 1.78 4 %

Les indicateurs sociaux à compter du 1er Janvier 2021

SMIC

2021 2020
Horaire : 10,25 € 10,15 €
Mensuel : 1 555 € 1 539 €

Plafond sécurité sociale

2021 2020
Mensuel brut : 3 428 € 3 428 €
Annuel brut : 41 136 € 41 136 €

Salaires minima conventionnels

La grille des minimas conventionnels du 24.06.21 est applicable depuis le 1er aout 2021 (grille disponible dans l’espace adhérent).

Le salarie minimum conventionnel du premier groupe (151,67h mensuelles brut) est porté à 1558 euros.

Minimum garanti (MG) 2021 : 3,65€

Les indicateurs INSEE

En savoir plus : insee.fr

Croissance économique
PIB +1,1% au 2eme trimestre 2021
Inflation
+1,9 % sur un an - août 2021
Consommation des ménages en biens
- 2,2% en juillet 2021 en volume par rapport à juin 2021
Indice des prix à la consommation (ensemble)
106,21 en août 2021 (hors tabac)
Indice de référence des loyers commerciaux
116,73 au 1er trimestre 2021 (+0,43% annuel)
Indice de référence du coût de la
construction (ICC)
1822 au 1er trimestre 2021

Ressources internet